Fatigue, quand tu LES tiens...

Fatigue, quand tu LES tiens…

 

petite-fille-qui-pleureIl y a quelque temps et comme souvent de la famille est venu diner à la maison. Il y avait donc les petits cousins de nos filles et comme dit souvent Chacha « ses petits frères ». Quand ils sont là c’est la fête et c’est aussi la permission de minuit (façon de parler évidemment).      C’est souvent à ces heures tardives que des comportements étranges et incompréhensibles arrivent. Vous vous êtes surement déjà rendu compte du comportement de votre enfant lorsqu’il est fatigué? On dirait que quelqu’un d’autre prend possession de son corps ou plutôt de son esprit. Il bascule dans un autre monde, il n’est plus là et il n’y a plus aucun moyen de communiquer avec lui. Tout ce qu’il fait ou dit est complètement incohérent. Du coup il pleure on ne sait pas trop pourquoi et d’ailleurs même lui ne sait pas pourquoi. Chez nous ça donne ça:

– Mais pourquoi tu pleure?

– Je sais paaaaaaaaaaaas!

– Alors arrête de pleurer.

– Je peux paaaaaaaaaas!

Et tout ça avec les larmes et sanglots qui vont avec, bien sur. Le dernier événement de ce genre date justement lors de cette fameuse soirée familiale. Au bout d’un moment la fatigue de Chacha commençait à se faire ressentir. Elle râlait et avait envie de pleurer pour un rien, c’était le signal pour nous qu’elle allait pas tarder à passer du côté obscur… Du coup même si ses petits « frères » étaient encore là, il était temps pour elle d’aller se coucher. Petit passage au pipiroom et assise sur son trône, c’est là que j’entend des pleurs de désespoir. Mais du genre c’est la fin du monde! Je vais vite voir et lui demande donc ce qu’il se passe. Je vous rapporte la conversation:

– Qu’est ce qu’il se passe ma chérie?

– OuaaaaaaaaOuaaaaaaah!

– Mais dis moi qu’est ce qu’il y a?

– J’aime pas mon PRENOM!!!!

Trop tard elle était déjà passé du côté obscur… Il fallait vite la faire revenir parmi nous.

– Il est très jolie ton prénom, Chacha (évidemment elle s’appelle pas vraiment Chacha, hein…)

– Non, j’aime pas mon prénom je voudrais m’appeler Sarah (prénom de sa meilleur copine)

Bon voilà voilà… Alors je tente une petite phrase qui pour moi devrait lui faire changer d’avis et la calmer.

– Tu n’aimes pas le prénom que maman t’a choisi?

Et là encore une réponse qui m’a laissé sans voix mais qui m’a bien faire rire…

– C’est pas toi qui la choisi c’est le Dieu!

Heu… et reheu… Bon petite réflexion spirituelle dans nos toilettes…                          Nous parlons facilement de religion à la maison et expliquons cela à Chacha le plus simplement. Mais vu l’heure tardive et le lieu, ce n’était pas trop le moment d’essayer de comprendre ou de commencer des tentatives d’explications. Elle est allée se coucher et s’est endormi en deux secondes chrono. Le lendemain elle ne se souvenait plus totalement de tout ça.

Voilà donc un exemple, parmi plein d’autre, de l’effet de la fatigue sur ma fille et n’oublions pas les deux minis et là trois enfants en même temps qui passent du côté obscure, je sais pas comment on va gérer…

Toi aussi tu connais ce moment inexplicable ou ton enfant n’est plus complètement ton enfant?

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14 thoughts on “Fatigue, quand tu LES tiens…

    1. Schizophrène je sais pas, j’arrive pas encore à mettre un nom dessus. Par contre le côté Hulk je sais pas si c’est mieux ou pire… Je dirais pire j’ai pas la force physique pour gérer ça!!!!

  1. j’adore la discussion religion dans les toilettes ! Elle s’en souvient plus après ? Ma fille, quand elle est fatiguée soit elle est surexcitée puissance 10 et là même à minuit elle s’endort pas, court, crie, saute…, soit elle pleure pour un rien mais elle te dit que c’est parce qu’elle est fatiguée sauf qu’elle veut pas aller se coucher !

  2. Ca me rassure! MisterBB (4 ans) a ça aussi!
    Plus tôt (genre vers 19h en semaine), ça démarre en général par une broutille (j’ai fermé la porte et il voulait le faire par ex) et il pleure comme si c’était la fin du monde en me disant « je peux pas m’arrêter ».
    C’est destabilisant mais parfois, avec de la pratique, on arrive à désamorcer.

    Une astuce qui marche (mais pas tout le temps):
    – Lui parler de totalement autre chose et le(la) faire parler (donc son esprit se concentre sur cette autre chose)

    Bon, ça n’empêche pas qu’il peut arriver qu’au bout de la conversation, son côté désespéré n’ait pas fini de s’exprimer…
    Il ne reste plus qu’à attendre!

  3. Pareil c’est la cata quand il est KO! Même réponse que les tiens quand on lui demande pourquoi il pleure lol! Puis tout devient problématique même venir manger à table! M’enfin on s’habitue, ou plutôt on essaye de faire avec!!! lol

    1. « Le creux de 11 heures » il me semble qu’on l’a connu aussi mais ça fait longtemps. Maintenant c’est du concentré pur et dur en fin de journée! 🙂

  4. Pareil ici, enfants fatigués= enfants relou ET chelou… ils ont des reactions bizares.. des vrai piles qui ne se dechargent jamais.. je pense meme pas que c’est du a l’heure mais à l’excitation d’avoir du monde a la maison… courage, ça s’arrange un peu en grandissant 😉

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